L’amendement que j’ai présenté au Grenelle a été voté.
Depuis longtemps déjà, que ce soit auprès des associations de lutte contre le pylône de Bonhoure ou dans mon opposition au transfert d’une nouvelle antenne dans le cimetière de Salonique, je partage les préoccupations des riverains et militants du canton 7 de Toulouse concernant le danger des antennes-relais. Beaucoup en appellent à une prise de conscience politique et citoyenne et réclament une limitation du seuil d’exposition.
L’action sur le terrain a trouvé une continuité naturelle dans mes fonctions parlementaires lors de l’examen du projet de loi portant engagement national pour l’environnement, dit « Grenelle de l’Environnement ». J’ai en effet été désigné par le Groupe socialiste pour défendre un amendement à l’article 37 qui me tient particulièrement à coeur.
Cet unique article à propos des antennes-relais dispose que « l’État veillera à la mise en place de dispositifs de surveillance ». Cette formulation n’est cependant pas assez contraignante ; elle peut ainsi laisser penser que l’État aurait la possibilité de sous-traiter la mise en place du dispositif de surveillance. J’ai donc pris position devant l’hémicycle pour que l’assujettissement de l’Etat à une obligation de résultat soit inscrit dans la loi. On peut donc y lire aujourd’hui que « L’État mettra en place un dispositif de surveillance ».
Par ailleurs, concernant la question du danger ou de l’innocuité des ondes électromagnétiques sur la santé, le débat n’est pas tranché au sein du monde scientifique. Mais, si les détracteurs affirment que la dangerosité de l’exposition n’est pas prouvée, on ne peut ignorer les plaintes de ceux qui vivent à proximité de ces antennes. Une synthèse des études scientifiques doit être présentée au Parlement avant la fin de l’année : pour que ce projet de loi atteigne son but, il faudrait alors mobiliser une masse critique de chercheurs et de scientifiques d’horizons différents.
Dans l’hémicycle, j’ai aussi déploré l’échec du « Grenelle des ondes » qui n’a été qu’un effet d’annonce sans conclusions tangibles ainsi que le peu de place accordé dans le projet de loi Grenelle à un sujet qui agite tant les esprits, les langues et les plumes.
pourquoi ne pas emettre du pic du midi
Impossible techniquement, et très cher à réaliser!